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Spleen étudiant 11 novembre, 2010

Posté par vin163 dans : Non classé , trackback

L’étudiant moderne est un être tout à fait à part dans la société. Pas assez fricqué pour être la proie des entreprises et devenir la cible des publicitaires, trop ignorant pour être pris au sérieux lorsqu’un son sort de sa bouche, trop incompétent pour être professionnel comparement à ses camarades ayant choisis une filière d’enseignement plus courte, et trop inconséquement naïf pour arrêter ses études ; … pas facile d’être étudiant aujourd’hui.

L’étudiant actuel est confronté à des angoisses et se prend en pleine poire les incohérences sociétales françaises contemporaines : les médias lui parlant sans cesse de ces « sur-diplômés » ne trouvant aucun travail à leur niveau en France, contraint d’accepter des boulots bien en dessous de leurs capacités ou de s’exiler à l’étranger, l’étudiant actuel est constamment comparé à tout ces Bac +5 sortis tout droits d’écoles de commerce. L’estime de l’étudiant universitaire commencement laborieusement une seconde année d’étude dans une branche peu socialement valorisée en prend un sacré coup ; et il est difficile dans de telles conditions de rester concentré sur ces études quand les seuls modèles que l’on vous montre sont ceux des « super-diplômés » des Grandes écoles. Il y a de quoi faire un petit complexe d’infériorité quand même (du côté des étudiants comme des chercheurs-enseignants) …

C’est à croire que dès que vous n’intégrez pas une classe préparatoire ou une École de commerce vous ne valez strictement rien – ce qui est une âpre vérité, bien dure à accepter -. Et cette petite musique incessante jouée en sourdine par tout les hauts responsables rabaissant sans cesse les « petits » diplômes n’arrange rien à l’affaire, bien au contraire.

Le résultat est triste : j’ai pu constater que tous les professeurs universitaires, ou presque, étaient à genoux devant le classement de Shangaï – ô combien superficiel et dont les méthodes de calcul pourraient être revues – et refusaient désormais presque tous d’enseigner aux étudiants en première année.

A l’autre bout de l’échelle les étudiants en classes préparatoires voient leur insertion professionnelle moins aisée que par le passé.

 

Scoop international pour tous mes amis étudiants dépressifs, de tous les horizons et de toutes les filières  : la situation ne va pas aller en s’améliorant! Langue

Mais on s’en fout, on est jeune …. ou pas. Si être jeune c’est être confiant en l’avenir, alors je fais partie d’une génération mort née.

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